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Salon SME : « Un engouement de dingue pour l’entrepreneuriat en 20 ans ! »

Interview d’Alain Bosetti, co-fondateur du Salon SME, qui fête cette année ses 20 ans.

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A la veille de cette nouvelle édition du Salon SME, qui se déroulera les 1er et 2 octobre, Alain Bosetti, co-fondateur de cet événement de rentrée dédié aux créateurs et dirigeants de start-up et TPE, revient sur l’évolution du monde de la création d’entreprise au cours des 20 dernières années.

alain bosetti, co-fondateur du salon SMEToute la Franchise : Le Salon SME fête cette année ses 20 ans. Quelles évolutions avez-vous notées au cours de ces deux décennies ?

Alain Bosetti : Si je devais résumer ces 20 dernières années en un seul mot, je dirais « engouement ». Il y a en effet eu un engouement sans précédent pour la création d’entreprise entre 1998 et 2018. Il suffit de regarder les chiffres : on avait environ 200.000 créations d’entreprise par an il y a 20 ans. On est à 600.000 aujourd’hui. Et cet engouement est général, puisque même les médias s’en sont emparés. La création d’entreprise est partout aujourd’hui et c’est tant mieux ! Personne ne peut dire qu’il ne sait pas que créer son entreprise est une option à n’importe quel âge et dans n’importe quelle situation, que l’on soit salarié en reconversion professionnelle, étudiant ou senior. 

TLF : La mise en place du statut d’auto entrepreneur a-t-elle joué un rôle prépondérant dans cet engouement pour l’entrepreneuriat ?

A.B. : Oui en partie. Mais ça n’a pas été le seul facteur décisif. Je pense qu’en France, il y a eu deux moteurs au développement de la création d’entreprise : d’abord la simplification et la démocratisation de l’accès à l’entrepreneuriat avec la loi Dutreil de 2003, qui  rend possible la création d’une SARL avec 1€, et bien sûr l’instauration du statut d’auto entrepreneur par Hervé Novelli en 2009. L’autre facteur important, c’est la révolution numérique. Il est désormais facile de gérer une entreprise de n’importe où, directement avec un ordinateur voire un smartphone. Ce qui était accessible uniquement aux grands groupes est aujourd’hui à la portée de tout le monde. Le nombre de slasheurs (personnes qui cumulent plusieurs activités professionnelles, ndlr) a explosé en grande partie grâce au numérique. 

Et puis bien évidemment, la mise en avant de la réussite de chefs d’entreprise de tous bords dans les médias a largement contribué à cet engouement. 

TLF : Concrètement, comment cet engouement se traduit-il au niveau de votre salon ?

A.B. : Quand nous avons mis en place le Salon SME, les visiteurs venaient pour s’informer sur un plan général. Aujourd’hui, la fréquentation du salon a doublé et les visiteurs viennent avec des questions précises ! L’accès à l’information est beaucoup plus aisé qu’il y a 20 ans grâce au web et nous avons donc dû nous adapter. Les visiteurs 2018 ne veulent pas savoir quels sont les avantages de la création d’entreprise, par exemple. Ça, ils le savent déjà. Ils sont de plus en plus affutés et veulent trouver de nouvelles sources d’informations chez nous, avec notamment des formats plus interactifs. Lors de  la 1ère édition du salon-, nous avions organisé par exemple 18 conférences. Nous en proposons 120 aujourd’hui, ce qui permet d’être  beaucoup plus pointus. 

TLF : Vous aviez lancé de nouveaux formats, l’an dernier. Allez-vous poursuivre les Master classes par exemple cette année ?

A.B. : Nous les avons lancées en 2016 et face au succès rencontré, nous allons intensifier  le format cette année. Le principe est simple et attractif : une partie théorique très courte suivie de la mise en avant de cas concrets sur scène. Les visiteurs plébiscitent ce genre de formats très interactif. Il y en aura donc dix cette année, autour, notamment, de la construction de son storytelling, de la gestion du stress, de l’optimisation de ses prises de parole en public ou encore de la prospection téléphonique et de la mise en place du prélèvement à la source dans les entreprises. Nous allons également poursuivre avec la « Battle des Patrons-Vendeurs » qui a très bien fonctionné l’année dernière. Les chefs d’entreprise participant doivent s’affronter au niveau commercial. Ça plaît beaucoup aussi, des deux côtés de la scène !

TLF : Quid du Lundi de la franchise, que vous aviez inauguré l’année dernière ?

A.B. : Il aura toujours toute sa place cette année ! Nous avons eu un excellent feed back suite à la première édition de ce Lundi de la franchise. Et donc, lundi 1er octobre, nous renouvelons l’expérience avec une série de conférences dédiées plus spécifiquement à la création d’entreprise en franchise et des rencontres avec des experts. Nous souhaitons toujours offrir une place de choix à la franchise qui reste une des solutions qui s’offrent aux porteurs de projet pour se mettre à leur compte, au même titre que le portage salarial, la création ou la reprise d’entreprise. Cinq conférences seront ainsi proposées au cours de cette journée : « Réussir en franchise : les clés conseils pour vous lancer dans un nouveau secteur à très fort potentiel », « Candidat à la franchise, comment financier votre projet ? », « Pourquoi entreprendre en franchise : paroles de franchisé(e)s », « Entreprendre en franchise dans le secteur des services : les clés de la réussite », « Dirigeants d’entreprise : conseils clés pour développer votre activité grâce à la franchise ». 

TLF : Tout est donc en place pour que cette nouvelle édition du salon soit un incontournable pour les créateurs et chefs d’entreprise !

A.B. : C’est l’objectif en tout cas ! Nous nous efforçons de répondre au mieux à leurs demandes et de les devancer même. Nous ne sommes pas un « salon paillettes » où il faut aller pour se faire voir. Nous sommes un salon utile, concret qui se met à la hauteur des gens et leur parle de la réalité. D’ailleurs, la conférence de clôture, sur le thème « Réussir malgré les doutes, ils y sont arrivés, pourquoi pas vous », vient bien rappeler que la réalité d’un entrepreneur, ce sont des moments de doute, de peur, d’échec même parfois. Savoir que tous les entrepreneurs connaissent le doute est indispensable pour mieux puiser les ressources en soi et les surmonter.

Vous savez, je suis persuadé que plus nous nous faisons assister par le numérique, plus nous devons développer nos « soft skills », c’est à dire nos capacités par exemple à écouter, faire preuve d’empathie pour nous connecter, sans écran, aux autres.

>> Lire aussi : « Avant de créer son entreprise, il faut savoir quelles valeurs on veut défendre »

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