logo-webcdlogo-mobilelogo-infoprologo-desktoplogo-desktop.originallogo-desktop.bakicon-theme-testicon-social-whatsappicon-social-twittericon-social-shareicon-social-linkedinicon-social-facebookicon-searchicon-search--activeicon-my-accounticon-homeicon-ctrl-chevron-righticon-ctrl-chevron-right-bakicon-ctrl-chevron-lefticon-ctrl-arrow-righticon-carticon-action-close

Plan de trésorerie : Qu'est-ce que c'est ? Comment l'établir ?

Recettes et dépenses en perspective

Publié le

Le plan de trésorerie d’une entreprise est un outil de gestion du quotidien. Il recense toutes les dépenses (décaissements) et les recettes (encaissements) mois par mois, pour mieux anticiper les échéances de paiement à honorer.

Plan de trésorerieLe plan de trésorerie d’une entreprise est l’équivalent du grand livre comptable, mais en plus simple et plus pratique. Souvent réalisé sur un tableur, le plan de trésorerie recense toutes les dépenses et les recettes de l’entreprise. Il permet en un coup d’œil de savoir au jour le jour l’état du fonds de trésorerie.

Le plan de trésorerie, un outil de décision

Le plan de trésorerie est un outil de décision central dans le quotidien d’un entrepreneur. En effet, il permet au jour le jour de savoir si l’entreprise a l’argent nécessaire pour honorer ses échéances immédiates, mais aussi, et c’est là tout l’intérêt de cet outil, il permet sur l’année d’anticiper les aléas de trésorerie facteurs de frais bancaires. L'entrepreneur connaît à tout moment le solde de trésorerie du mois et le solde cumulé d'un mois sur l'autre. Véritable outil de décision, le plan de trésorerie d’une entreprise permet sur l’année d’anticiper sur les investissements en gros équipements et le versement des dividendes. Dans le cadre d’une activité saisonnière, il permet d’anticiper le paiement des charges à l’année, même quand les rentrées sont nulles ou quasi nulles hors saison.

Le plan de trésorerie en pratique

Le plan de trésorerie est tenu TTC. Il recense d’une part les dépenses (décaissements) et d’autre part les recettes (encaissements). L’idée est d’avoir à tout moment une idée précise de l’état de la trésorerie du mois en cours. Cela veut dire notamment que les chiffres inscrits au négatif ou au positif tiennent compte d’une date effective d’encaissement ou de décaissement. Autrement dit, le plan de trésorerie tient compte des délais de paiement. Une facture émise en mai ne sera ainsi pas comptabilisée en mai mais en juin ou en juillet en fonction du délai de paiement accordé par l’entreprise. Ceci vaut pour les ventes mais aussi pour les achats bien sûr.

Au rang des dépenses, le plan de trésorerie recense notamment :

Les dépenses d'exploitation parmi lesquelles :

  • les achats de marchandises TTC
  • les royalties ou redevances périodiques pour les franchisés
  • la sous-traitance
  • l’eau et l’électricité
  • les fournitures d'entretien, les fournitures administratives et les fournitures diverses
  • les loyers de crédit-bail
  • les loyers et charges locatives
  • les primes d’assurances
  • les frais d’entretien (locaux, matériel)
  • les frais de documentation
  • les honoraires (de l’expert-comptable notamment)
  • les frais d'acte et de contentieux
  • les frais d’affranchissements, de téléphone, d’internet
  • les frais de publicité
  • les frais de transport, d’emballages et conditionnement
  • les voyages et déplacements
  • les impôts et taxe
  • la rémunération du dirigeant et les cotisations sociales du dirigeant
  • les salaires brut des salariés et les cotisations sociales salariés
  • les commissions versées
  • les frais bancaires (agios et intérêts payés)
  • la TVA à décaisser

A ces dépenses d’exploitation s’ajoutent les dépenses hors exploitation parmi lesquelles :

  • les frais d'établissement
  • les droits d’entrée pour les franchisés
  • l’achat de terrain et construction, les travaux / aménagements
  • les brevets
  • la création d’un site internet
  • les logiciels
  • les achats de véhicules, de mobilier, matériel informatique...
  • les garanties sur loyers et les garanties professionnelles
  • le remboursement d'emprunts

Au rang des recettes, le plan de trésorerie recense notamment, les encaissements d'exploitation que sont les ventes TTC, et les encaissements hors exploitation comme :

  • les apports en capital
  • les apports en comptes courants d'associés
  • les subventions
  • les emprunts à moyen et long terme

Quand et comment établir un plan de trésorerie ?

La mise en place d’un plan de trésorerie coïncide le plus souvent au moment de la création d’une affaire. Il s’agit alors d’un plan de trésorerie provisionnel qui s’inscrit dans le cadre du business plan. Dans ce cas, et sachant qu’il n’y a pas d’antériorité, le plan de trésorerie se présente sous la forme d’un fichier de type Excel, reprenant mois par mois les dépenses prévisionnelles et les recettes attendues. Ce document permet d’anticiper lors du lancement, les besoins en fonds de roulement de la future entreprise. Toutes les dépenses sont ventilées par mois pour plus de lisibilité. Les grandes échéances sociales sont reportées sur chaque mois. Le solde de TVA à rétrocéder tient compte des recettes TTC prévisionnelles.

Lorsque le plan de trésorerie est réalisé au sein d’une entreprise déjà existante, sa réalisation est simplifiée puisqu’elle reprend l’essentiel des chiffres de l’année écoulée.

Comment faire face à un déficit de trésorerie ?

Lorsque les recettes escomptées sont moins importantes que prévues, ou lorsqu’un impayé survient, la trésorerie de l’entreprise peut se retrouver dans le rouge. Les échéances futures deviennent ainsi impossibles ou difficiles à honorer. Pour faire face à cette situation délicate mais assez courante dans l’entreprise, plusieurs options sont possibles :

Revoir le plan de financement initial et prévoir d'autres sources de financement : la mise en place d’un crédit classique ou d’un crédit-bail est souvent la solution pour faire face à un incident de trésorerie. Dès lors que l’entreprise est saine et que l’incident de trésorerie s’explique par des éléments tangibles sur lesquels l’entreprise peut agir, les banques ne sont pas trop difficiles à convaincre. A l’inverse, lorsque la trésorerie est chancelante de façon durable et que l’entrepreneur peine à relancer son activité, les banques seront plus exigeantes et demanderont plus de garanties.

Augmenter les fonds propres : une entreprise sous capitalisée est souvent plus vulnérable aux aléas négatifs (un impayé par exemple) ou positifs (une accélération trop rapide de l’activité). En augmentant les fonds propres de l’entreprise et en réinjectant de l’argent personnel pour financer les besoins en fonds de roulement, l’entreprise peut passer un cap difficile.

Négocier l'utilisation de « crédits bancaires de fonctionnement » : la négociation d’un découvert autorisé, ou le recours à l’escompte peut permettre à une entreprise d’anticiper les décalages de trésorerie dus aux délais de paiement. Ces facilités de banque sont à utiliser avec parcimonie car elles ont un coût non négligeable.

Ces solutions d’urgence doivent autant que possible rester exceptionnelles. L’entrepreneur doit leur préférer l’optimisation de son fonds de roulement notamment en calculant au plus juste ses stocks, et en négociant des délais de paiement fournisseurs plus favorables.

Vous appréciez cet article? Notez-le.
Soyez le premier à noter

Trouver une franchise

Les franchises qui recrutent dans le même secteur

Découvrez quelle franchise est faite pour vous !

Recherchez une franchise par thématique

Trouvez le secteur de vos rêves !

Vous souhaitez ouvrir une entreprise en franchise dans un secteur d’activité particulier ? Découvrez toutes les thématiques des franchises.

Voir toutes les thématiques
Scroll to top