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Supermarchés, petits commerces, internet : Où les Français font-ils leurs courses ?

Les grandes surfaces restent incontournables pour les courses alimentaires

Publié le

Selon une étude réalisée par l'Insee, publiée le 12 décembre dernier, les Français mixent les canaux et les circuits de distribution selon les produits achetés, les caractéristiques de leur ménage, leurs revenus et leur lieu de résidence.

consommation des francais Supermarchés, magasins spécialisés, petits commerces ou Internet ... Les Français n'hésitent pas à faire feu de tout bois en fonction des produits achetés. C'est ce que révèle l'étude Insee parue récemment. Cette étude analyse les choix de consommation des Français sur la décennie 2001-2011, qui ont somme toute assez peu varié.

Et si elle pointe une progression certaine du canal internet en cinq ans, pour les biens durables et les biens culturels, l'usage d'internet reste en revanche encore très marginal pour les achats alimentaires. Ainsi, en 2011, selon l'Insee, «
72% des dépenses alimentaires se font dans les grandes surfaces, 34% des dépenses d’habillement dans les petits commerces spécialisés et 42% des dépenses de biens durables dans les grandes surfaces spécialisées. »


Les courses alimentaires en grandes surfaces

« Pour faire leurs courses alimentaires, les ménages de France métropolitaine fréquentent les mêmes lieux d’achat en 2011 et en 2001 » résume l'Insee. Les grandes surfaces totalisent ainsi 72% des dépenses, et les commerces de détail spécialisés (boulangeries, boucheries, épiceries, etc.) 15%. Dans le détail, au sein des grandes surfaces, l'Insee note une forte progression entre 2001 et 2006 du hard discount. Cette hausse est toutefois en 2011 moins marquée (10% des dépenses), au profit des supermarchés.

«
Depuis 2001, le recours à ce type de commerce reste toujours caractéristique des ménages les plus modestes : en 2011, les 10% des ménages ayant le niveau de vie le plus faible y réalisent 18,5% de leurs dépenses d’alimentation (18% en 2006) contre 3,5% pour les 10% des ménages les plus aisés. Ces derniers dépensent plus que la moyenne dans les commerces de détail spécialisés (23% des dépenses en 2011, soit 5 points de plus qu’en 2006). Ils font également plus souvent leurs courses alimentaires sur les marchés ou auprès des producteurs (8,5% de leurs dépenses en 2011, soit autant qu’en 2006). »

L'autre grand enseignement de l'Insee tient aux différences observées en fonction de la densité urbaine du lieu d'habitation. Ainsi, dans les communes de 20.000 habitants ou plus, les ménages réalisent d’abord leurs dépenses d’alimentation dans les hypermarchés puis dans les supermarchés, «
contrairement aux ménages des communes moins peuplées et des communes rurales ». Les commerces de détail spécialisés sont le troisième lieu d’achat, excepté à Paris.

Globalement, pour leurs achats alimentaires, « les habitants des grandes villes privilégient les commerces proches de leur domicile, alors que les ruraux parcourent les plus grandes distances pour faire leurs courses. » En milieu rural, les habitants réalisent moins de 10% de leurs dépenses en proximité, « et parcourent au moins 5 km pour en effectuer les trois quarts, et plus de 10 km pour en effectuer le tiers. » Très logiquement, en 2010, c’est dans les communes rurales (88%) et dans les villes de moins de 20.000 habitants (80%) que l’on fait le plus ses courses en voiture (seulement 7% à Paris).

Les achats d'habillement et de biens durables en magasins spécialisés

Selon l'Insee, les ménages s’habillent principalement dans les magasins spécialisés : « ils y réalisent 60% de leurs dépenses d’habillement, pour seulement 18% dans les grandes surfaces alimentaires. » Ceci étant, l'Insee note que la fréquentation des petits commerces spécialisés « a néanmoins baissé de 8 points depuis 2001 au profit des grandes surfaces alimentaires (+ 6 points) et d’Internet (+ 3 points). » Si cette redistribution des choix d'achats concerne globalement tous les ménages, quel que soit leur niveau de vie, il n'empêche que les petits commerces spécialisés restent « privilégiés par les consommateurs plus aisés, qui y dépensent davantage que la moyenne. Les 20% des ménages les plus aisés y effectuent plus de 40% de leurs dépenses d’habillement, les 20% les plus modestes, seulement le quart. » Plus le niveau de vie diminue, plus les Français ont recours aux grandes surfaces ou aux marchés pour s’habiller.

Une fois encore, Paris se démarque du reste de la France. Les Parisiens s’habillent en effet en priorité dans les petits commerces spécialisés (49% de leurs dépenses contre 34% pour l’ensemble des ménages) et fréquentent davantage les grands magasins non spécialisés (13% de leurs dépenses contre 5% en moyenne).


Concernant les achats de biens durables (hors automobile) les ménages privilégient là aussi largement les magasins spécialisés (70%) devant les grandes surfaces alimentaires (13%) et Internet (9%). « Si les petits commerces spécialisés maintiennent leur poids dans les dépenses de biens durables des ménages (29%), les autres types de magasins perdent du terrain entre 2006 et 2011, tandis que le poids des dépenses sur Internet progresse fortement (+ 6 points). Cette évolution amplifie le mouvement amorcé entre 2001 et 2006, où les magasins spécialisés perdaient 4 points quand Internet en gagnait 2. » Comme en habillement, ces chiffres sont quelque peu différents selon le niveau de vie.

Pour les revenus les plus élevés, «
en 2011, comme 5 ou 10 ans auparavant », les ménages privilégient les petits commerces spécialisés au détriment des grandes surfaces alimentaires. « Ainsi, les 10% des ménages les plus riches effectuent 36% de leurs dépenses de biens durables dans les petits commerces spécialisés et 5% seulement dans les grandes surfaces alimentaires, contre respectivement 23% et 20% pour les 10% des ménages les plus modestes. »


Internet progresse surtout pour les achats de biens culturels

Si, en 2001, internet était encore un canal marginal en raison principalement du manque d'offres, en 2011, la donne change notamment pour les achats de biens culturels (musique, vidéos et livres) : « la part de ce mode d’achat est passée de 2% des dépenses en 2006 à 11% en 2011 ». Ce phénomène est encore plus d'actualité en 2014 (lire notre article Marché des biens culturels : l'inexorable déclin selon GFK). Face à la VOD, aux systèmes de catalogues de musiques en ligne, et les e-book, entre 2006 et 2011, les dépenses consacrées à la musique diminuent de 25% et celles de vidéos de 7,5%. « Ce sont principalement les grandes surfaces alimentaires, les petits commerces spécialisés et la vente par correspondance qui en souffrent. Sur le marché du livre, les petits commerces spécialisés, notamment les librairies, sont les premiers à pâtir de l’essor d’Internet. »

Outre les biens culturels, l’usage d’Internet s’est également répandu pour les achats de biens durables (9% en 2011 contre 2% en 2001). « Comme en 2006, ils sont plus importants pour les équipements photographiques (19% des dépenses), informatiques et électroniques (18%) et pour les téléphones (15%). En termes de montant dépensé, les équipements informatiques et électroniques représentent le premier poste d’achat de biens durables en ligne, devant l’électroménager et les appareils hi-fi. »

Dans les autres secteurs, les achats sur internet restent relativement rares « pour les dépenses d’habillement (4% des dépenses contre 0,7%) et marginal pour l’alimentation (0,6% en 2011). »

Globalement, les courses sur internet sont plus fréquemment réalisées par les jeunes ménages : 65% des individus de 15-29 ans et 68% des 35-44 ans ont fait un achat sur Internet en 2011, contre 48% des 45-59 ans et 25% des 60-74 ans.

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