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A qui profite le tourisme en France ?

L'Ile-de-France caracole en tête des dépenses touristiques

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Selon une étude publiée par l'Insee fin juillet, en 2011, les touristes français et étrangers ont dépensé 141 milliards d’euros en France métropolitaine à des fins de loisirs ou d’affaires. Un pactole capté pour moitié par trois régions : l'Ile-de-France, PACA et Rhône-Alpes.

Si la France est touristique, la manne générée par les touristes français et étrangers ne profite pas à toutes les régions de façon uniforme. Selon une étude réalisée par l'Insee, les régions les plus attractives sur le point touristique sont respectivement l'Ile de France, suivie de Provence Alpes Côte d'Azur et Rhône-Alpes. A elles seules, ces trois régions captent la moitié des dépenses des touristes français et étrangers. Selon l'Insee, le tourisme est une valeur en progression partout en France, « mais à des rythmes différents » selon les régions.


Ainsi, globalement, entre 2005 et 2011, la valeur de la consommation touristique a progressé de 17% en France (+ 14 points portés par l’augmentation des prix et + 3 points portés par l’augmentation des volumes). « Les prix qui ont le plus augmenté au cours de cette période sont ceux des carburants (+ 31%). Les progressions des prix de l’hébergement marchand (+ 19%) et des transports non urbains (+ 16%) expliquent aussi en grande partie cette croissance des prix. » Selon les régions, la hausse de la consommation est plus ou moins forte. La plus forte progression entre 2005 et 2011 est enregistrée par la Corse (+ 24%), suivie de l'Île-de-France (+ 21%).

En bas de tableau, la Lorraine et la Champagne-Ardenne, connaissent les progressions les moins fortes (moins de 10%). Globalement, en 2011, la consommation touristique intérieure représente 7,2% du produit intérieur brut (PIB) métropolitain. « Son poids dans l’économie régionale est beaucoup plus important dans le Sud-Est, atteignant 31% du PIB en Corse et 13% en Paca et en Languedoc-Roussillon. En revanche, en Rhône-Alpes (9%) et en Île-de-France (6%), le tourisme n’est qu’une composante parmi d’autres du dynamisme économique. Enfin, dans le Nord-Est, le tourisme représente moins de 5% du PIB régional. »


Une manne de 145 milliards d'euros

En 2011 selon les chiffres de l'Insee, la consommation touristique intérieure française a atteint 145 milliards d’euros : 141 milliards d’euros en France métropolitaine et 4 milliards d’euros dans les départements d’outre-mer. Ces dépenses émanent pour deux tiers (98 milliards d’euros) de personnes résidant en France et pour un tiers (47 milliards d’euros) de personnes résidant à l’étranger. Ce véritable pactole profite à l'ensemble de l'économie française bien sûr, mais la cartographie dressée par l'Insee montre clairement que toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne.

Ainsi, l’Île-de-France à elle seule perçoit 39 milliards d’euros grâce au tourisme ! Ce chiffre important est principalement généré grâce à l'attractivité historique et culturelle de la région capitale mais aussi par le tourisme d’affaires qui y occupe une place importante : « première région économique française, l’Île-de-France centralise bon nombre de centres de décision. En outre, selon les professionnels, Paris est la première ville pour le nombre de congrès internationaux ». A cela s'ajoute le fait que l'Île-de-France est un espace de transit. La région bénéficie ainsi « des revenus générés par ses aéroports, et des dépenses de touristes qui pour partie n’y font qu’une étape de leur voyage. »

Après la capitale, deux régions captent 18 milliards d'euros chacune : Paca et Rhône-Alpes. « Ces deux régions ont des traits et des atouts communs. Elles disposent d’une grande diversité de territoires : villes, montagnes, arrière-pays et, pour la région Paca, littoral. Elles bénéficient de bonnes infrastructures aériennes et routières qui favorisent l’accessibilité » précise l'Insee.

Ces bons points soutiennent l'attractivité du tourisme de loisirs mais aussi du tourisme d'affaires. «
Après l’Île-de-France, Rhône-Alpes et Paca occupent les deuxième et troisième places pour les nuitées d’affaires grâce notamment à de nombreux palais des congrès. »

Loin derrière ce trio de tête, l'on retrouvent des régions comme le Languedoc-Roussillon (8 milliards d'euros), l'Aquitaine et la Bretagne (7 milliards d'euros), les Pays de la Loire et Midi-Pyrénées (6 milliards d'euros). « Il s’agit surtout dans ces régions d’un tourisme de loisirs favorisé par les façades littorales. La région Midi-Pyrénées se distingue par l’importance du tourisme de pèlerinage, à Lourdes. Plus au Nord, l’Alsace et le Nord - Pas-de-Calais attirent une clientèle de proximité, qu’elle soit française ou étrangère. »


Le transport, premier poste de dépense

En 2011, le transport (avion, train, autocar ou bateau) est le premier poste de dépenses des touristes. « En moyenne, il représente 17% des dépenses touristiques en France métropolitaine ». Son poids varie de 32% en Île-de-France à 5% pour les régions les plus enclavées. L’hébergement dans les hôtels, les campings et les locations représente quant à lui 16% de la consommation des touristes. Dans l'hébergement note l'Insee, « les disparités entre les régions sont moins grandes que pour le transport ».

La structure de l'offre influence toutefois beaucoup les budgets consacrés. Ainsi, en Île-de-France, la plupart des touristes résident à l’hôtel, tandis que les gîtes ruraux et autres locations saisonnières de meublés pèsent davantage en Rhône-Alpes, Franche-Comté et Auvergne. Le camping est quant à lui plus largement développé en Languedoc- Roussillon et sur la façade atlantique. « En métropole, les résidences secondaires (dont les dépenses sont estimées par des loyers fictifs) représentent 10% de la consommation touristique, et sont de l’ordre de 20% dans le Limousin, en Languedoc-Roussillon et en Auvergne. » Concernant les dépenses de restauration (12% de la consommation des touristes en 2011), « elles vont souvent de pair avec les séjours à l'hôtel ».

Les dépenses sont ainsi particulièrement importantes (de 14% à 17%) en Île-de-France, en Paca, mais aussi en Alsace, Lorraine et Nord- Pas-de-Calais. À l’inverse, là où les gites et les campings prédominent, ce sont les achats d’aliments et de boissons qui reprennent l'avantage, notamment en Auvergne et en Poitou-Charentes. «
Dans ces deux régions, 10% de la consommation touristique est consacrée aux achats d’aliments et de boissons, soit 4 points de plus que la moyenne métropolitaine. » Enfin, concernant les dépenses liées aux activités sportives, culturelles et de loisirs, en 2011 représentent en moyenne 6% de la consommation touristique. « Au total, plus de la moitié de ces dépenses proviennent des stations de ski en Rhône-Alpes et des casinos dans les autres régions. »

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