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La Picardie sous influence parisienne

En 30 ans la population de la Picardie a augmenté de 0,34%.

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En 30 ans, la région Picardie a gagné 178.000 habitants, essentiellement dans sa partie Sud, du fait de l'extension de la région parisienne. Le milieu rural profite le plus de la progression démographique tandis que les villes perdent en attractivité.

Au 1er janvier 2011, la région Picardie comptait 1.918.155 habitants, soit quelque 178.000 de plus en 30 ans (+ 0,34 % ). Cette progression équivalent à 6.100 habitants de plus chaque année est inférieure à la moyenne nationale (+ 0,54 % par an), mais supérieure à celle de ses voisines le Nord-Pas-de-Calais et des régions de l'est (Champagne-Ardenne, Lorraine, Bourgogne). « Cette progression situe la Picardie au 14e rang des régions métropolitaines. » Globalement, la croissance enregistrée en région picarde « correspond à l'influence grandissante des grandes aires urbaines. Ainsi, le sud de la région a bénéficié de l'extension de la métropole parisienne et, dans une moindre mesure, une bonne partie de la Somme s'est développée autour de l'agglomération amiénoise. » Au fil des années, la région a creusé un déséquilibre entre le Nord et le Sud.

Le Sud sous influence parisienne


« La Picardie a profité de l'extension du bassin parisien dont l'influence s'étend dans un rayon de 100 km autour de la capitale et contribue au dynamisme démographique du sud de la région. » Ce dynamisme a surtout profité au département de l'Oise (+ 0,68 % par an entre 1982 et 2011, soit 5.000 habitants en plus chaque année). « Son rythme d'évolution est comparable à ceux d'autres départements du grand bassin parisien, tels que l'Essonne, les Yvelines, le Loiret, l'Eure ou l'Eure-et-Loir. » Dans la Somme, la hausse enregistrée ces dernières années est beaucoup plus modérée avec une progression de + 0,16 % par an (soit 900 habitants). « Ce rythme place le département seulement au 70e rang de la métropole, mais il est semblable à celui observé dans la Marne, l'Aube, la Seine-Maritime et le Pas-de-Calais. » Dans l'Aisne enfin, l'évolution est très faible, de l'ordre de 250 habitants de plus chaque année, soit + 0,05 % par an. « En fait, cette quasi-stagnation résulte d'une évolution très contrastée avec le nord du département qui a perdu de la population tandis que le sud, frontalier des aires urbaines parisienne et rémoise, en a gagné lors de ces 30 dernières années. » Globalement sur l'ensemble du territoire, la hausse de la démographie est essentiellement portée par le solde naturel excédentaire (+ 0,47 % par an sur la période), ce qui compense le déficit migratoire résultant d'un nombre de départs définitifs supérieur aux arrivées (- 0,13% par an). « Il est à noter que, grâce à sa fécondité vigoureuse, la Picardie possède le 5e taux de solde naturel le plus favorable de France métropolitaine sur ces 30 dernières années, derrière l'Île-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes et la Haute-Normandie. »

Une évolution à deux vitesses


L'évolution démographique plus rapide au Sud de la région ces trente dernières années a eu pour conséquence d'accentuer les disparités des territoires. Ainsi, dans l'Oise la progression dans l'ensemble des cantons entre 1982 et 2011 va jusqu'à 45 % et 50 % (Coudray-Saint-Germer, Lassigny, Nanteuil-le-Haudouin, Betz, Noailles) et dans une moindre mesure Creil, Compiègne, Montataire, Beauvais, Noyon, déjà fortement urbanisés. « Dans la Somme, la croissance concerne la grande couronne d'Amiens alors que la population de la ville elle-même n'a pratiquement pas évolué en 30 ans. » Hors influence d'Amiens, les cantons ont par contre perdu de la population, « souvent confrontés à une perte d'attractivité auprès des jeunes et à des difficultés en matière d'emplois. C'est le cas des cantons de Friville-Escarbotin, Ault et Crécy-en-Ponthieu dans l'ouest du département, de ceux de Péronne, Ham et Roisel dans l'est ». Dans l'Aisne, près de la moitié des cantons (19) ont perdu de la population durant ces 30 dernières années, « surtout en Thiérache, où les baisses atteignent ou dépassent les 10 % dans les cantons d'Aubenton, Nouvion-en-Thiérache, Hirson, Bohain-en-Vermandois et Rozoy-sur-Serre. » Le Sud de l'Aisne s'en sort mieux avec des hausses supérieures à 30 % dans les cantons de Charly-sur-Marne et Neuilly-Saint-Front. L'autre fait marquant de la région en terme démographique tient à la vitalité de ses petites communes de moins de 1.000 habitants qui « ont gagné en 30 ans 100 000 personnes, expliquant à elles seules 57% de la hausse régionale. Cela a été complété par la croissance soutenue des petites communes de 1.000 à 3.500 habitants qui ont accueilli, de 1982 à 2011, 52.500 habitants supplémentaires, soit près de 30 % des gains de la région. » Là encore, toutes les territoires ne sont pas logés à la même enseigne. Dans l'Oise, l'augmentation a été forte, quelle que soit la taille de la commune. « Dans la Somme, seules les communes de moins de 1.000 habitants ont connu des hausses, notamment les moins de 500 (+ 0,5 % par an). » Dans l'Aisne, ce sont aussi les communes de moins de 1.000 habitants qui concourent à la progression de la population, mais à un rythme moins élevé (+ 0,35 % par an).

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