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En Ile-de-France, la grande couronne porte la dynamique démographique

L'Ile-de-France : la région la plus peuplée de France.

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Si l'Ile-de-France, la région capitale, reste définitivement la plus peuplée de France, les cartes se redistribuent lentement. Quand Paris renoue avec la croissance démographique, ce sont bien les départements de la grande couronne qui gagnent le plus en population.

Avec quelque 11.852.900 habitants en 2011, l'Ile-de-France reste la région la plus peuplée de France (19 % de la population française), loin devant Rhône-Alpes (10 %) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (8 %). En 30 ans, de 1982 à 2011, la population francilienne a progressé de 1,8 million d’habitants, soit 20 % de l’augmentation de la population de métropole. La région francilienne gagne ainsi un peu plus de 60.000 habitants par an, « soit un rythme proche du niveau national (+ 0,6 % d’habitants par an en Ile-de-France et + 0,5 % en métropole) ». L'augmentation de la population en 30 ans est essentiellement portée par la grande couronne « qui tire la croissance démographique de la région, via l’aménagement des villes nouvelles ». Ceci étant, plus récemment, le centre de l’agglomération parisienne redevient dynamique en affichant un solde naturel (différence naissances/décès) en augmentation. A l'inverse, le solde migratoire la région est de plus en plus déficitaire dans la période récente. Les départs sont ainsi loin de compenser les arrivées même en y intégrant celles de l’étranger. « Ainsi, bien que chaque année, un tiers des personnes arrivant de l'étranger en métropole s’installent en Ile-de-France, le solde migratoire apparent est négatif. Et il s’est aggravé sur la période récente : sa contribution à l’évolution de la population francilienne est évaluée à - 0,4 % par an depuis 2006, contre - 0,2 % entre 1982 et 2011. »

Une redistribution récente des cartes


Depuis les années 1990, la carte démographique de l'Ile-de-France se modifie. « Le rythme de croissance de la grande couronne a ralenti dans les années 1990, tandis que celui de la petite couronne, jusqu’alors faible, s’est accentué. » Autrement dit, l'attractivité de la grande couronne s'essouffle. « Entre 2006 et 2011, avec + 0,5 % par an, la progression de la population résidant en grande couronne est nettement inférieure à celle de la période 1982-2011 (+ 0,9 % par an). » L'essoufflement de la croissance démographique est essentiellement due selon l'Insee à la dégradation récente du déficit migratoire (- 0,4 %. entre 2006 et 2011). Les arrivées de nouveaux habitants notamment dans les villes nouvelles ne compensent plus les départs. « Le rôle des villes nouvelles, moteur de la démographie en grande couronne et par extension en Ile-de-France depuis 1965, s’essouffle ». Le centre de la région, et notamment à Paris, connait dans les mêmes temps le phénomène exactement inverse. « Alors qu’entre 1982 et 2011, la population parisienne n’a augmenté que de 0,1 % en moyenne par an, depuis 2006, ce rythme de croissance atteint 0,6 %. » Depuis les années 1990, Paris gagne ainsi de nouveau des habitants. « A Paris, la contribution du solde naturel à la croissance était la plus faible depuis 1982. A partir de 2006, cette contribution rattrape celle des Yvelines. De plus, le déficit migratoire de Paris se réduit (- 0,5 % entre 1982 et 2011 et - 0,2 % entre 2006 et 2011). » Dans ce jeu de chaises musicales entre Paris et la grande couronne depuis les années 90, une seule exception est relevée, celle de la Seine-et-Marne. Pourtant placée en grande couronne, la Seine-et-Marne voit sa population progresser deux fois plus rapidement que le cœur d’agglomération (+ 1,0 %). « La Seine-et-Marne est le seul département francilien pour lequel le solde migratoire est positif (+ 0,1 % entre 2006 et 2011 et + 0,5 % entre 1982 et 2011). C’est également le seul département de grande couronne où l’effet des villes nouvelles ne s’est pas encore totalement essoufflé sur la période récente. En effet, deux villes nouvelles, créées plus tardivement, Marne-la-Vallée et Sénart, se développent encore aujourd’hui. »

Une région dynamisée par sa natalité


« Entre 2006 et 2011, la population francilienne croît au même rythme à Paris, en petite couronne et en grande couronne (+ 0,5 % à + 0,6 % par an). Mais c’est au centre de l’agglomération parisienne que le solde naturel progresse le plus et le déficit migratoire s’accentue le moins ». Clairement, la région capitale se rajeunit : 18 % seulement de la population francilienne a ainsi plus de 60 ans, contre 23 % au niveau national en 2012. Le solde naturel est donc de plus en plus le moteur démographique de l’Ile-de-France. Ceci s'explique en grande partie par la jeunesse des nouveaux arrivants et le départ massif de la tranche d'âge atteignant la retraite. Ainsi selon l'Insee, entre 2003 et 2008, « 69 % des arrivants en Ile-de-France (de province et de l’étranger) sont âgés de 15 à 40 ans. La plupart travaillent (65 % d’actifs en emploi) ou sont étudiants (19 %). La population s’installant en Ile-de-France se situe donc aux âges les plus féconds. » La natalité en Ile-de-France bat ainsi des records. En 2011, un enfant de métropole sur quatre naît en Ile-de-France. « Entre 1982 et 2011, c’est la seule région où la part des naissances progresse et celle des décès diminue. » En 2012, l’Ile-de-France était à l’origine de 47 % du solde naturel de la France métropole (30 % en 1982). Cette fertilité record concerne plus spécifiquement les départements de la Seine-Saint-Denis (2,43 enfants par femme en 2011), suivi du Val-d’Oise (2,34 enfants par femme) et de l’Essonne (2,24 enfants par femme). Paris s'inscrit quant à lui largement en retrait avec 1,55 enfant par femme.

Le département de la Seine-Saint-Denis plus spécifiquement affiche un solde naturel largement excédentaire du fait principalement de la jeunesse de sa population (58 % de la population a moins de 40 ans en 2012, contre 55 % en Ile-de-France). En Seine-Saint-Denis, « le nombre de naissances est très supérieur à celui des décès. Le solde naturel s’accentue encore à partir de 2006 : il participe à l’augmentation de la population à hauteur de 1,3 % par an entre 2006 et 2011. Parallèlement, le déficit migratoire s’aggrave, alors que sa contribution à l’évolution de la population départementale était déjà la plus négative de l’Ile-de-France depuis 1982 (- 0,5 % par an entre 1982 et 2011 et - 0,8 % depuis 2006). »

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