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En Haute Normandie, une moindre attractivité

La croissance démographique de la Haute-Normandie est de 0,36 % par an en moyenne.

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La Haute-Normandie fait partie des régions les moins dynamiques de France en terme de démographie (0,36 % par an en moyenne). La Seine-Maritime progresse peu, tandis que l'Eure connait une croissance supérieure à la moyenne nationale.

Entre 1982 et 2011, la Haute-Normandie a gagné 184.031 habitants, soit une croissance démographique de 0,36 % par an en moyenne. Ce rythme de croissance est en deçà de la moyenne nationale (+ 0,54 %) mais reste comparable à celui des régions limitrophes (Basse-Normandie, Centre et Picardie). « Comme l'ensemble des régions situées au nord de la Seine, elle souffre d'un manque d'attractivité. Elle fait partie des huit régions métropolitaines qui comptent plus de départs que d'arrivées sur la période » note l'Insee. Sur la période récente 2006-2011, si la démographie de Haute-Normandie progresse toujours moins vite qu'en moyenne nationale, l'écart tend à se réduire : « il est deux fois moins important qu'au début des années 2000. »

La croissance démographique de la Haute-Normandie est principalement soutenue par le solde naturel. Les naissances y restent plus nombreuses que les décès. Mais la région souffre d'un déficit migratoire certain surtout en Seine-Maritime. « Néanmoins, le déséquilibre tend à s'atténuer. Entre les périodes 1982-2006 et 2006-2011, en moyenne, le solde naturel perd 0,11 point tandis que le solde migratoire gagne 0,04 point. En conséquence, la croissance démographique ralentit de 0,07 point. »

Une croissance démographique à deux vitesses


La croissance démographique en Haute-Normandie est à deux vitesses. Dans l'Eure la démographie est galopante tandis qu'en Seine-Maritime, elle progresse certes, mais de façon très modérée. Dans le détail, l'Eure est peu impactée par le manque d'attractivité régional. « Sur 30 ans, sa population croît à un rythme élevé : + 0,83 % par an en moyenne, ce qui la place au 27e rang des 100 départements français. » Bien que l'Eure compte deux fois moins d'habitants que la Seine-Maritime en 2011, « elle contribue aux deux tiers de la croissance démographique régionale entre 1982 et 2011. » L'Eure profite clairement de sa proximité avec l'Ile-de-France. Les nouveaux migrants s'installent de fait essentiellement à l'Est, avec l'arrivée d'une population d'actifs travaillant en Île-de-France. Au Nord, l'Eure gagne aussi des habitants du fait du déplacement d'une partie de la population de l'agglomération rouennaise vers la périphérie du centre urbain, « notamment au Sud de la Seine, en direction de l'Eure. » S'ajoute au solde migratoire positif, un « solde naturel moyen légèrement supérieur à celui de la région, avec une différence plus marquée au cours de la période récente (un écart de 0,05 point après 2006). » En Seine-Maritime, le tableau est tout autre. La population augmente modérément : + 0,16 % en moyenne par an entre 1982 et 2011.

« C'est un rythme comparable aux départements du nord-ouest de la France : + 0,16 % pour la Somme et + 0,12 % pour le Pas-de-Calais. » Cette moindre croissance démographique tient essentiellement au fait que le département « peine à attirer de nouveaux migrants et compte plus de départs que d'arrivées sur 30 ans ». Ceci étant, sur la période récente, le solde migratoire se redresse (+ 0,08 point par rapport à la période 1982-2006).

Des grandes villes qui s'essoufflent au profit des villes plus petites


« Parmi les 13 plus grandes aires urbaines de province, Rouen est avec Lille celle qui connaît la croissance la plus faible (respectivement + 0,33 % et + 0,27 %) ». En Seine-Maritime, aussi, dans le même temps, l'agglomération du Havre perd des habitants, en raison principalement des restructurations industrielles récentes. Globalement sur le département, les trois quarts des communes ont moins de 1.000 habitants. Ces communes appartiennent pour la plupart à une aire urbaine (Rouen, Le Havre, Dieppe...) et connaissent une progression de leur population supérieure la plus forte (près de 1 %), « soit nettement plus forte que l'ensemble du département. »

Dans l'Eure, la situation est quasi identique : la moitié des communes ont moins de 500 habitants
, un quart compte entre 500 et 999 habitants, et ce sont ces villages et ces bourges qui connaissent la croissance la plus marquée de leur population (entre 1,3 % et 1,6 % suivant la taille des communes). Là encore, ces petites communes dynamiques appartiennent dans leur majorité aux aires périurbaines d'Évreux ou de Rouen, voire de Paris. Les communes de 1.000 à 9.999 habitants sont « un peu moins dynamiques que les plus petites mais leur rythme annuel de hausse (+ 0,8 %) est comparable à la moyenne départementale ».

Par contre, dans les villes de 10.000 habitants ou plus, les évolutions de population sont plutôt négatives (Évreux, Louviers, Val-de-Reuil et Bernay), mise à part la ville de Vernon qui présente un bilan positif sur les cinq dernières années et Gisors qui se maintient à l'équilibre.

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