En mars, les patrons retrouvent le moral
Les perspectives à 6 mois s'améliorent nettement
Dominique André-Chaigneau, writer
Dominique André-Chaigneau, writer
Publié le 06/04/2015 , Mis à jour le 09/08/2018, Temps de lecture: 2 min
L’Ile de France et Rhône-Alpes sont les deux régions qui arrivent en tête en nombre de cessions-reprises en 2014. En terme de prix d’acquisition, le trio de tête est formé par l’Ile de France, les DOM et la Corse.
Selon les chiffres du 5e baromètre Bodacc, les régions qui totalisent le plus de cessions-reprises en 2014 sont logiquement les plus peuplées. Parmi celles-ci l’Ile de France se détache nettement avec quelque 8.899 transactions enregistrées l’an dernier (+ 6% par rapport à 2013). La seconde position est tenue par la région Rhône-Alpes (5.245 transactions, - 0,9%), suivie de la région PACA à 4.032 transaction (- 4,6%). Loin derrière ce trio de tête figurent des régions comme l’Aquitaine (2.518 transactions, + 1,4%), les Pays de la Loire (2.391 transactions, - 11,6%), la Bretagne (2.364 transactions, - 5,9%), le Languedoc Roussillon (2.032 transactions, - 1,6%), Midi-Pyrénées (1.981 transactions, - 1%) ou encore le Nord-Pas-de-Calais (1.583 transactions, - 12,5%). Les régions qui enregistrent le moins de cessions-reprises en 2014 sont notamment la Corse (249 transactions, - 7,8%), le Limousin (529 transactions, - 0,8%), les DOM (540 transactions, - 0,2%), ou encore la Franche-Comté (665 transactions, - 5,1%).
A l’échelle départementale, Paris arrive largement en tête avec 3.819 transactions (+ 5,5%), le Rhône pointe en deuxième position avec 1.589 transactions (- 2,1%), suivi des Bouches-du-Rhône avec 1.390 transactions (- 4,2%), les Hauts-de-Seine avec 1.217 transactions (+ 0,6%), la Gironde avec 1.075 transactions (+ 1,8%), les Alpes Maritimes avec 1.010 transactions (- 4,9%) et le Nord avec 1.003 transactions (- 6,9%). A l’inverse, les départements les moins dynamiques en matière de cessions-reprises sont le Territoire de Belfort avec 64 transactions (+ 3,2%), la Lozère avec 71 transactions (+ 2,9%), l’Ariège avec 76 transactions (- 20,8%), la Creuse avec 77 transactions (+ 16,7%), la Meuse avec 83 transactions (- 3,5%), la Haute-Marne avec 91 transactions (+ 12,3%), la Corse du Sud avec 102 transactions (- 27,1%), la Haute Saône avec 113 transactions (- 16,3%), le Cantal avec 117 transactions (+ 10,4%) ou encore la Nièvre avec 119 transactions (- 11,2%),
Des montants moyens de 358 à moins de 100 K€
Le montant moyen des transactions des acheteurs fluctue beaucoup selon la région d’implantation. Globalement, le baromètre Bodacc constate que « les prix sont plus élevés au nord de la Loire qu’au sud. » En moyenne sur l’ensemble de la France, le prix moyen de transaction s’établit à 189.604 € (- 0,8% par rapport à 2013).
Dans le détail, les régions les plus onéreuses (au-dessus de 180.000 €) sont l’Ile de France à 285.000 € en moyenne (mais plus de 358.000 € dans les Hauts-de-Seine), la Picardie avec un prix moyen de 202.000 € (+ 6% par rapport à 2013), la Corse avec un prix moyen en forte hausse (+ 21%) au delà de 218.000 €. Viennent ensuite des régions comme la Bretagne où les prix des fonds de commerce s’affichent en moyenne à 185.000 €, et la Haute-Normandie à 183.000 €.
Entre 160.000 et 180.000 € figurent des régions comme l’Alsace à 179.000 €, région « tiré par le Bas-Rhin (192.000 €) » et le Nord-Pas-de-Calais à 176.000 € « tiré par le Pas de Calais (219.000 €). » Vient ensuite la région Rhône-Alpes où le prix de cession retombe à 172.000 € en moyenne tiré par l’Ain, le Rhône et la Haute-Savoie avec des prix de cessions supérieurs à 180.000 €. Les autres régions dans cette tranche de prix sont la Champagne-Ardenne avec des prix de cession moyens de 168.000 € tirés par la Marne (194.000 €), les Pays-de-la-Loire à 168.000 €, tirés par la Loire-Atlantique (186.000 €), ou encore le Centre à 164.000 € et la Bourgogne à 162.000 €. A noter pour cette dernière région le bond notamment du département de l’Yonne dont les prix de cessions sont passés de 210.000 € en 2013 à près de 250.000 € en 2014.
Les régions sous le seuil de 160.000 € sont, exception faite de la Lorraine et la Franche-Comté, situées en-dessous de la Loire. En Lorraine donc, « le prix moyen passé sous le seuil de 160.000 € en 2013 poursuit son recul et tombe à 138.000 €. » Le Poitou-Charentes et l’Aquitaine affichent un prix moyen de cession au-dessus de 150.000 € tandis que Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon tombent sous les 150.000 €. Le Limousin affiche de son côté des prix moyens autour des 140.000 €, soit un peu plus que l’Auvergne à 135.000 €. La Franche-Comté se stabilise quant à elle autour des 123.000 €.
Quant aux régions d’outre-mer, elles connaissent une progression de + 20% par rapport à 2013 à 246.000 € en moyenne. Ce chiffre est surtout porté par la Martinique dont les prix de cession sont au-delà de 340.000 €, loin devant la Guadeloupe à 259.000 €, la Réunion à 200.000 € et la Guyane à 126.000 €.
A l’échelle départementale, les prix de cessions les plus élevés se retrouvent sans surprise en région parisienne et notamment dans l’Essonne à 529.756 € (+ 103,9% par rapport à 2013 !), dans les Hauts-de-Seine à 357.548 € (+ 13,6%), à Paris a 270.960 € (- 4,7%). Les autres départements aux prix de cession notablement élevés sont l’Yonne à 249.286 (+ 18,2%), les Yvelines à 247.715 € (+ 16,9%), la Somme à 237.939 € (+ 8,9%), la Corse du Sud à 229.268 € (+ 54,9%), le Loiret à 226.708 € (+ 1,7%), la Seine-et-Marne à 220.520 € (+ 7,4%), le Pas-de-Calais à 219.008 € (+ 30,6%), la Corse du Nord à 213.007 € (- 1,5%), le Morbihan à 205.172 € (+ 2,5%), le Calvados à 195.862 € (- 9,3%), le Bas-Rhin à 192.478 € + 1%). A l’inverse, les départements où les prix de cession sont les plus bas sont notamment l’Aude à 96.259 € (- 11,8%), la Haute-Loire à 101.448 € (- 30,7%), la Nièvre à 105.578 € (- 15%), l’Orne à 106.978 € (- 14,6%).
Selon les derniers chiffres de l’Observatoire des PME-ETI réalisé par Opinionway et Banque Palatine pour Challenges, les patrons de PME et d’ETI retrouvent le moral.
Chaque mois, Opinionway et Banque Palatine interrogent les patrons de PME et ETI en France pour connaître leur sentiment sur la conjoncture économique du moment. Pour la 45e édition de cet observatoire dont les résultats ont été publiés le 19 mars dernier, la confiance des dirigeants dans leur entreprise continue de progresser. « Comme en février » précisent les auteurs, l’indice de confiance gagne 3 points par rapport au mois précédent (73%). La confiance dans l’économie française poursuit également sa progression « et avec 33% de confiance obtient son meilleur résultat depuis 3 ans ». La confiance dans l’économie mondiale quant à elle retrouve son niveau de janvier (56%) après un mois de février en baisse. Ces quelques chiffres démontrent clairement que l’embellie du début d’année se confirme vague par vague.
Résultat : les prévisions de croissance se consolident. Dans le détail, 86% des dirigeants pensent ainsi maintenir voire augmenter leur chiffre d’affaires en 2015. « Ce chiffre repose d’abord sur des perspectivement de stabilité (48%), mais la part d’entreprises qui prévoient une augmentation de leur chiffre d’affaires progresse et gagne 6 points par rapport à février (38%). »
Sur le terrain de l’emploi, l’optimisme est plus mesuré. Ainsi, les PME-ETI envisagent majoritairement de maintenir leur nombre de salariés (74%) et en particulier le nombre de cadres (86%). « Comme depuis le début de l’année, la part des PME-ETI qui prévoient d’augmenter le nombre de salariés est supérieure à celle des PME-ETI envisageant de le réduire (15% vs. 11% ; solde positif : + 4 points). La part des PME-ETI envisageant d’augmenter le nombre de leurs cadres est égale à celle des PME-ETI envisageant de le réduire. ».
Pour les 6 prochains mois, la stratégie commerciale reste prioritaire pour 89% des patrons interrogés, devant l’amélioration des processus de production (75%). « En revanche, pour les 6 prochains mois, les dirigeants de PME-ETI envisagent d’accorder moins d’importance à l’organisation interne (- 14 pts) et au management (- 6 pts) »
Interrogés sur des questions d’actualité, les dirigeants témoignent d’un manque de soutien de la part des pouvoirs publics. « De plus en plus de dirigeants de PME-ETI jugent insuffisant le soutien financier apporté aux entreprises françaises ». Cela se traduit en chiffres par une part de plus de plus importante des dirigeants de PME-ETI à estimer que les entreprises françaises sont moins bien soutenues que celles des autres pays européens (41%, + 11 pts). Parallèlement, 68% des dirigeants de PME-ETI estiment que les aides publiques ne contribuent pas suffisamment à l’amélioration des performances des entreprises, « et ce sentiment est en progression (+ 4 pts) ». 66% des dirigeants de PME-ETI estiment en outre que l’image des entreprises françaises à l’étranger est bonne, mais 40% trouvent que les entreprises françaises sont suffisamment compétitives à l’international (+ 8 points depuis juin 2014). Enfin, les chefs d’entreprises ont le sentiment de jouir d’une image négative auprès des Français (71% auprès du grand public, 69% auprès des pouvoirs publics) « mais cela s’améliore » (+7 pts).
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