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Étude croisée sur les revenus, charges, impôts et taxes des salariés en Europe

L'Institut Economique Molinari dévoile dans sa dernière étude quels sont les pays européens où les salariés subissent la fiscalité la plus forte.

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En juillet, l'Institut Economique Molinari publiait les résultats de la 4e édition d'une vaste étude menée à l'échelle des 27 pays de l'UE intitulée «Fardeau social et fiscal de l'employé moyen au sein de l'UE».

L'objectif de cette étude est de comparer le fardeau fiscal et social qui pèse sur le salarié moyen de l'Union européenne «
et de déterminer ainsi le jour où les personnes travaillant au sein de l'UE sont libérées fiscalement.» Cette approche comparative qui en est à sa 4e édition, est instructive en ce sens qu'elle permet de mesurer le coût réel des services publics et de la sécurité sociale ainsi que son évolution pour le salarié moyen dans le temps.

 
La Belgique et la France champions de la fiscalisation

A l'échelle de l'UE, en 2013, «les impôts et taxes retenus dans le périmètre de notre étude dépassent le pouvoir d'achat après impôts dans six pays» prévient l'Institut Molinari. Comme l'an passé les champions de la fiscalisation sont la Belgique et la France. Les prélèvements obligatoires y représentent 60,25% et 56,61%, avec des libérations fiscales les 8 août et 26 juillet 2013.» 
Juste derrière, l'on retrouve notamment l'Autriche, la Hongrie, l'Allemagne et l'Italie avec des taux de prélèvements obligatoires oscillant entre 55,77% et 52,12% et des jours de libération fiscale et sociale s'y échelonnent entre les 10 et 23 juillet. «Dans ces six pays, plus de la moitié des revenus liés au travail sont prélevés au titre des impôts et taxes.» Globalement, le taux d'imposition réel moyen continue encore de croître en 2013. Il est désormais à 45,06% (+ 0,95% sur un an, + 0,83% sur 2 ans et + 1,07% sur 3 ans). La hausse est clairement la tendance dans la plupart des pays de l'UE : «Entre 2012 et 2013 tous les pays ont augmenté la fiscalité pesant sur le salarié moyen sauf la Bulgarie, l'Irlande, la Lituanie, le Luxembourg, la Slovaquie.» 
Dans l'ensemble des 27 pays de l'UE, un salarié moyen générant 100€ de revenus avant charges et impôts supportera 45,06€ en 2013 de prélèvements obligatoires. «Il pourra, in fine, disposer à sa guise de 54,94 € de pouvoir d'achat réel, ce qui représente 1,07 € de moins que trois ans plus tôt.» Ces quelques chiffres démontrent «qu'un grand nombre de pays de l'UE tentent de contenir l'équilibre de leurs comptes publics en augmentant la fiscalité pesant sur les employeurs et les ménages». Cette hausse continue mesurée par l'étude depuis 2010 «met naturellement sous contrainte les salariés moyens». L'Institut Molinari parle ainsi de «double peine» pour les salariés. La première étant la perte directe de pouvoir d'achat, et la seconde étant liée à l'hésitation des employeurs de procéder à des augmentations de salaires bruts. À noter que l'écart entre les 17 pays de la zone euro et les 10 pays hors zone euro est en train de se résorber. «Les 17 pays de la zone euro ont subi une hausse de la pression fiscale entre 2010 et 2013 et 2012 et 2013 alors qu'à l'inverse les 10 pays de l'UE hors zone euro ont enregistré une baisse de la pression fiscale sur ces périodes. En 3 ans, l'écart, divisé par plus de 5, a été ramené à 0,42%.»
186€ payés par l'employeur pour 100€ de pouvoir d'achat réel

«En 2013, l'employeur moyen de l'UE devra débourser 186€ pour que son salarié puisse disposer de 100€ de pouvoir d'achat réel, tout en s'acquittant de 86€ de charges et d'impôts.» Ceci est une moyenne, et l'étude pointe de fortes disparités sur les niveaux de fiscalité d'un pays à l'autre. Parmi les pays où le poids de la fiscalité et des prélèvements obligatoires est le plus élevé se trouvent la Belgique (252€ déboursés pour 100 € de pouvoir d'achat réel), la France (230€), l'Autriche (226€), la Hongrie (216€), l'Allemagne (213€) ou encore l'Italie (209€). «À l'opposé, les employeurs du Royaume‐Uni, d'Irlande, de Chypre ou de Malte peuvent se contenter de distribuer entre 157 et 125€ pour générer 100€ de pouvoir d'achat réel.» Le calcul du niveau de charges retenu par l'étude Molinari comprend les charges patronales, les charges salariales, l'impôt sur le revenu et la TVA. Dans la plupart des pays étudiés, les charges les plus lourdes sont celles dont le salarié n'a pas toujours conscience comme les charges patronales et les charges salariales. «La réalité des prélèvements obligatoires est sans rapport avec les ordres de grandeurs qu'ont en tête les salariés.» Et de fait, plus encore que les impôts visibles (TVA et impôt sur le revenu), les prélèvements invisibles comme les cotisations sociales impactent largement le pouvoir d'achat des salariés. «Ces dernières, représentent de loin l'essentiel des prélèvements obligatoires supportés par le salarié moyen, sauf au Danemark (2%), en Irlande (41%) et au Royaume‐Uni (50%).»

Focus sur le cas français

Le salarié français est parmi les mieux payés de l'UE atteste l'étude. «Son employeur débourse en effet 53 647€, ce qui le met au 5ème rang de l'UE, devant l'Allemagne (6e) et bien devant le Royaume‐Uni (10e).» Cet avantage pour le salarié est toutefois contrebalancé par une fiscalité particulièrement lourde avec 30 371€ de charges, impôt sur le revenu et TVA. «Il ne lui reste in fine que 23 276€, ce qui met le salarié moyen français au 9e rang de pouvoir d'achat réel dans l'UE, derrière le Royaume‐Uni (3e) ou l'Allemagne (8e).» Dans le détail, sur 53 647€ de salaire complet, le décompte des charges françaises ampute le pouvoir d'achat réel de 17 788€ de charges patronales, 8 795€ de charges salariales, 2 204€ d'impôt sur le revenu, et 1 584€ de TVA. «Alors que l'employeur français rémunère son salarié moyen mieux que son voisin allemand ou quasiment aussi bien que son homologue néerlandais, le salarié moyen français dispose d'un pouvoir d'achat réel bien moindre. L'écart — qui va de 6% à 22% — s'explique par l'importance des prélèvements supportés par le salarié français. Pourtant ce dernier jouit de services publics et d'une protection sociale très comparable à ces pays du nord, bien connus pour leur tradition sociale.» De ce constat nait la nécessité, pour les auteurs de cette étude, de passer de la rigueur à la réforme. En effet, comme le souligne l'étude Molinari, en France, les cotisations «patronales» et «salariales» représentent 87,6% de la pression fiscale et sociale supportée par le salarié moyen. «Il s'agit du chiffre le plus élevé de l'UE, dont la part des cotisations sociales dans la pression fiscale ressort à 60,5%.» Ce haut niveau de prélèvement n'est pourtant pas synonyme de prestations sociales qualitatives. L'étude Molinari pointe ainsi les systèmes de protection sociale des pays du nord plus tout aussi qualitatifs que le nôtre et pourtant équilibrés (ce qui n'est pas le cas en France) et surtout moins synonymes de taxes pour les salariés. L'austérité amenant à plus de taxes n'est semble-t-il pas la meilleure solution. La réforme des dépenses serait plus judicieuse selon l'Institut Molinari : «Reste donc une solution, se pencher sur l'action des entités publiques ou para publiques, qui absorbent d'année en année une partie croissante de la richesse créée et réduisent d'autant le potentiel de croissance.»

Retrouvez l'intégralité des chiffres de cette étude en ligne sur le site de l'Institut Molinari.

Dominique André-Chaigneau, Toute La Franchise ©
 
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