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Interview de "Franck Bezou"


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ATTILA SYSTEME
Franck Bezou
Franchisé Attila Système à Melun (77)
- Date de création :
2003

- Date de lancement de la franchise :
2005

- Nombre d'implantations : 17


Toute la franchise : Qui êtes-vous et quel est votre parcours  ?
Franck Bezou : J’ai 44 ans et je dirige depuis février 2010 l’agence Attila Système de Melun. Je suis franchisé de ce réseau spécialisé dans la réparation et l’entretien des toitures. Avant de me mettre à mon compte, j’ai travaillé pendant une vingtaine d’années  en tant que clerc de notaire. Parallèlement à cette activité initiale, j’achetais, je retapais et je revendais des maisons et appartements pour compléter mes revenus. C’est ce qui m’a donné une âme de bricoleur et un goût prononcé pour les métiers du bâtiment.

T.L.F : Pourquoi avoir choisi de vous mettre à votre compte ?
F.B. : J’ai toujours voulu monter mon entreprise. Je ne savais pas trop dans quel domaine me lancer. Un jour, l’idée s’est imposée. L’une des maisons que je rénovais a eu un problème de toiture. La couverture s’était envolée à cause d’une tempête. J’ai dû faire appel aux services d’un couvreur, mais j’ai vite déchanté. Trouver un professionnel compétent et disponible s’est avéré un véritable parcours du combattant. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire dans ce domaine.

T.L.F : Vous avez choisi la franchise, pourquoi ?
F.B. : Je ne voulais pas me lancer en solo. Trop risqué ! Compte tenu de mon âge, et du fait que j’ai une famille, je voulais démarrer en étant épaulé, et en sécurisant les choses un minimum. C’est pourquoi j’ai fait le choix de la franchise.

T.L.F : Pourquoi avoir choisi de rejoindre le réseau Attila Système ?
F.B. : Les choses se sont faites rapidement. Les métiers du bâtiment m’attiraient et le concept proposé par Attila Système me paraissait solide. Dans le domaine de la couverture, c’est du reste le seul réseau structuré présent sur le marché. J’ai pris contact avec eux en septembre 2009. Cinq mois plus tard, je lançais mon agence. Ce qui m’a plus chez eux, c’est leur sérieux. J’ai également beaucoup apprécié l’approche clientèle, ainsi que le parti-pris technologique d’Attila Système. Leur robot de nettoyage de toiture, qui a obtenu la médaille d’or au concours Lépine, nous donne un tour d’avance sur la concurrence.

T.L.F : En quoi consiste votre activité ?
F.B. : Je propose quatre types de prestation : diagnostic de toiture, réparation, nettoyage et contrat annuel d’entretien. En ce qui me concerne, je fais surtout de la réparation et des petites réfections. Si certains franchisés se focalisent sur la clientèle professionnelle des entreprises et des collectivités, qui représente des chantiers plus importants, je me positionne pour ma part également sur les particuliers. Le travail est saisonnier. En ce moment, avec l’automne qui arrive, c’est la période du démoussage qui commence. En Hiver, on va attaquer l’entretien des toitures. Les réparations, elles, ont lieu toute l’année.


T.L.F : Avez-vous suivi une formation initiale ?
F.B. : Oui, j’ai suivi une formation technique et commerciale d’un mois. J’étais avec 3 autres stagiaires, ce qui permettait d’échanger sans être trop nombreux pour autant. J’ai alterné les enseignements théoriques et pratiques. La partie commerciale était bien développée. J’ai pu étudier les différentes pistes de prospection : pages jaunes, appels d’offre publiques, salons, foires, sites internet de mise en relation clients-prestataires… Ce cursus de formation m’a semblé complet. A l’issue, je me suis senti bien outillé pour démarrer.

T.L.F : Quelles conditions faut-il réunir pour se lancer dans cette activité ?
F.B. : Il faut être capable de manager une petite entreprise, ce qui implique d’avoir la fibre commerciale, le sens de la clientèle, et un minimum d’organisation. Au-delà de ces qualités, il faut aussi avoir une âme de bricoleur, voire quelques notions de bâtiment. Si l’on est incapable de déceler une fuite d’eau dans sa salle de bain, on aura du mal à identifier l’origine d’un écoulement sur une toiture. Même si j’ai un collaborateur qui assure la partie technique du travail, je me déplace moi-même chez les clients pour diagnostiquer leurs besoins, réaliser les métrages et établir les devis. Je dois donc avoir un bagage technique suffisant.

T.L.F : Votre franchiseur vous a-t-il accompagné au démarrage ?
F.B. : Oui, il est venu deux ou trois jours pour m’aider à prendre des cotes sur le terrain, me donner des astuces pratiques, et m’accompagner dans le lancement d’un chantier. Son commercial est également venu me mettre le pied à l’étrier, en me conseillant sur la prospection, en venant aux premiers-rendez-vous et en  m’aidant à chiffrer les premiers devis. Leur présence au démarrage et leurs conseils m’ont permis d’être plus efficace et plus rapide dans mon travail. C’est appréciable.

T.L.F : Quel est l’apport de votre franchiseur aujourd’hui ?
F.B. : Je sais que je peux compter sur lui, si j’ai besoin de conseils, voire de sa présence, pour négocier ou lancer un gros chantier. Mais l’objectif  de chacun au sein du réseau, est de pouvoir fonctionner de manière autonome, comme n’importe quel chef d’entreprise indépendant. C’est mon cas aujourd’hui.

T.L.F : Votre marché est-il porteur, malgré la crise ?
F.B. : Pour tout dire, je ne ressens pas la crise. A part un ou deux clients, aucun n’invoque le manque d’argent pour ajourner ses travaux de réfection de toiture. Il y a de la demande, et lorsqu’une toiture fuit, le client n’a pas le choix, il faut la réparer. Le fait d’appartenir à un réseau  structuré et reconnu nous donne un solide capital confiance auprès de la clientèle. Ca la rassure. On dispose en outre, grâce aux robots de nettoyage développés par l’enseigne, d’un solide avantage concurrentiel. Là où il faudrait 3 semaines à un couvreur lambda avec un échafaudage pour réparer une toiture d’église, nous faisons le travail en 6 jours, avec un robot et une nacelle élévatrice. Cela simplifie la vie du client, fait gagner du temps à tout le monde et limite les frais.

T.L.F : Quel bilan tirez-vous de votre activité, 8 mois après le démarrage ?
F.B. : Je suis satisfait. J’ai embauché un salarié au mois de mai, trois mois après avoir débuté l’activité, et je prévois d’engranger 175 000 euros de chiffre d’affaires cette année, malgré plusieurs mois improductifs uniquement consacrés à la prospection commerciale. C’est encourageant pour la suite. Les franchisés qui se sont lancés avant moi réalisent des chiffres d’affaires annuels de 400 000 à 600 000 euros et ne sont pas à cours de clientèle. Cet objectif est dans mes cordes. Lorsque le bouche à oreille va fonctionner, ce qui commence à se faire, les clients vont arriver spontanément, ce qui va me permettre de me consacrer à des tâches directement opérationnelles, comme les devis et le lancement des chantiers. Ce qui va améliorer la productivité et la rentabilité de mon entreprise.

Les interviews sont la propriété de Toute la Franchise.com et sont destinées à la diffusion exclusive sur les sites du Groupe Toute la Franchise.com




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