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Franchise, créer son entreprise et devenir franchisé

Interview de "Emilie LATOUCHE"


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LA MIE CALINE
Emilie LATOUCHE
Franchisée de Cosne sur Loire
- Date de création :
1985

- Date de lancement de la franchise :
1986

- Nombre d'implantations : 203



Pouvez-vous vous présenter ?

Emilie LATOUCHE, 27 ans, franchisée avec mon mari Vincent depuis 4 ans de La Mie Câline de Cosne sur Loire. Après avoir suivi des études dans une école de commerce, j'ai travaillé dans le service marketing d'une entreprise de prêt à porter.

TLF: Comment êtes-vous entré en contact avec votre enseigne ?

E.L. : Lors de ma dernière année en école de commerce à Nantes, j'ai réalisé un dossier sur la franchise, je me suis donc appuyé d'un exemple : la Mie Câline. J'ai alors étudié cette franchise. J'ai tout de suite trouvé le concept sympa. De plus mon mari était pâtissier et rêvait d'avoir sa propre affaire. Nous avons donc réfléchi plus sérieusement à un projet commun. Vincent connaissait le métier et moi je disposais de bonnes bases en gestion marketing. C'est ainsi que nous avons rempli un dossier de candidature.

TLF: Comment s'est déroulée la période entre votre premier contact et vos débuts ? Pourquoi avoir créé votre société avec le support de votre franchiseur
?

E.L. : Tout s'est enchainé très vite, acceptation de notre candidature, formation théorique et pratique puis un parcours de différentes missions de remplacement dans toute la France. Nous avons commencé la formation en janvier 2005 et le 5 décembre de la même année, nous reprenions le magasin de Cosne sur Loire. La formation a été très riche tant sur le plan humain que professionnel, nous étions vraiment prêts pour prendre un magasin.
Nous avons décidé de créer notre société avec le support d’un franchiseur car nous voulions être accompagnés. C'est notre première affaire, il était indispensable pour nous de se sentir en confiance, de se sentir écoutés.

TLF: Votre franchiseur a-t-il concrètement respecté tous les points sur lesquels il s'était engagé ?

E.L. : Jusqu'alors, notre franchiseur a toujours respecté les points sur lesquels il s'était engagé. De plus il y a vraiment une relation d'échange entre le franchiseur et les franchisés. Ce n'est pas que dans un sens. Il y a des réunions, des points rencontres, des magazines internes…Tout cela fait que nous sommes toujours au courant de ce qui se passe plus haut, et à tout moment.

TLF: Avez-vous consulté des concurrents de votre enseigne ? Si oui, pourquoi avoir choisi cette enseigne ?

E.L. : Notre choix s'est tout de suite décidé pour la Mie Câline car comme je l'ai dit auparavant, j'avais réalisé un dossier en parlant de cette franchise. Je trouvais le concept très sympa, en accord avec nous. Et puis surtout j'aimais les produits, j’y mangeais presque tous les jours étant étudiante à Nantes, ce qui à mon sens est très important. Il faut aimer ce que l'on vend. Il est vrai que nous nous sommes quand même renseignés sur les concurrents mais nous n'avons jamais eu d'hésitation.

TLF: Quels sont les services que vous apporte votre franchiseur au démarrage de votre activité ?

E.L. : Notre franchiseur nous a apporté beaucoup de services à notre démarrage : formation pratique et théorique (gestion, management, recrutement, marketing, produits, vente…). La formation théorique a duré un mois et a été très riche en apprentissages. Par exemple, nous avons étudié toutes les casquettes d'un futur dirigeant à l'aide de jeux de rôle avec le PDG de la Mie Câline, Monsieur André Barreteau. D'ailleurs, je pense que c'est cela qui fait la force du réseau à l'heure actuelle, des rapports très simples avec le franchiseur basés sur le respect. La formation pratique a duré environ 6 mois, nous avons fait quelques remplacements dans toute la France, ce qui nous a permis de vraiment nous confronter à notre nouveau métier, de voir de bonnes choses comme de moins bonnes. Ensuite, au démarrage du magasin, nous avons eu pendant 1 semaine l'aide de notre animateur, l'aide bien sûr de tous les services, notamment du service marketing pour aider à lancer notre affaire avec différentes actions marketing (distribution de flyers, encart publicitaire, PLV à l'intérieur et à l'extérieur du magasin…). Au démarrage, il ne faut surtout pas oublier que le franchiseur nous apporte beaucoup de soutien, d'écoute et de conseils, ce qui est très encourageant pendant ce moment d'ouverture qui, on peut le dire est une période riche en émotions mais très stressante et fatigante.

TLF: Etiez- vous de la "profession" avant de vous lancer ? Si non, pourquoi avez-vous changé de secteur ?

E.L. : Mon mari était pâtissier et moi dans le marketing, nous pensions alors être très complémentaires pour pouvoir créer notre propre affaire dans ce secteur d’activité.


ACTIVITE

TLF: Avez-vous besoin de votre franchiseur dans le cadre de votre activité ?

E.L. : Nous avons évidemment besoin de notre franchiseur dans notre activité. Tout d'abord pour la bonne marche de l'entreprise, c'est à lui que l'on commande les produits, c'est notre franchiseur mais également notre principal fournisseur. Sans lui, il n'y aurait pas d'activité. Ensuite, c'est lui qui nous aide à développer notre chiffre d'affaires à travers des actions commerciales par exemple. Et un côté que l'on oublie peut-être un peu trop souvent, il est présent quotidiennement si nous le souhaitons à travers les animateurs pendant nos moments de doute, car bien sûr cela peut arriver, il faut toujours se remettre en cause.

TLF: Comment se passe les relations avec vos collègues franchisés ?

E.L. : C'est un côté essentiel qui me semble important d'aborder, nous avons de très bonnes relations avec nos collègues franchisés. D'ailleurs, je dis souvent à mon mari qu'il y a comme un fil conducteur entre nous tous, comme si nous avions un peu le même profil, il doit y avoir un critère secret " Mie Câline " !

TLF: L'esprit " réseau" est il réellement effectif ?

E.L. : Nous nous voyons très souvent, déjà lors des réunions de la Mie Câline et puis aussi en dehors. Les discutions tournent autour bien évidemment du même thème "La Mie Câline". C'est un moyen je pense, de partager, de se rassurer mais aussi de rire. C’est pour toutes ces raisons que l'on peut dire qu'il y a vraiment un esprit réseau au sein de la Mie Câline. Nous pouvons le constater lors des points rencontres qui ont lieu tous les ans, il y a beaucoup de solidarité entre nous. D'ailleurs il existe un fonds de solidarité à la Mie Câline. Par exemple un magasin qui a des difficultés financières, un magasin qui a pris feu peut évidemment en bénéficier. Nous partageons les mêmes valeurs au sein du réseau (respect des autres, loyauté, communication…) C'est ce qui fait la force et la réussite de la Mie Câline.

TLF: La formation vous a-t-elle permis concrètement de démarrer votre activité dans les conditions optimales ?

E.L. : Je pense que la formation que nous avons reçue avant de démarrer notre activité nous a permis d'ouvrir notre magasin sereinement. Je ne dis pas que nous n'étions pas stressés, mais en tout cas, nous avions toutes les cartes à notre actif pour ouvrir le magasin dans des conditions optimales. Comme je l'ai dit auparavant, nous avions travaillé dans plusieurs magasins la Mie Câline, ce qui nous a permis de s'inspirer de certains magasins. De plus Vincent connaissait bien le métier. Nous étions alors confiants et surtout très motivés et impliqués quant à la réussite de notre futur magasin. La formation pratique est très importante, on a tendance à vouloir aller trop vite car nous sommes impatients quant à l'ouverture de notre magasin, mais avec du recul, la formation est essentielle, car on n'est jamais trop prêts, on n'est jamais assez formés.

TLF: En termes de Chiffre d'affaires, avez-vous atteint vos objectifs ?

E.L. : Nous sommes très contents quant au développement de notre magasin. Nous avions repris le magasin de Cosne en décembre 2005, c'était un magasin en baisse. Nous nous devions de le redynamiser. Nous sommes dans notre quatrième année et par rapport au début, nous réalisons plus de 30% de plus de chiffre d'affaires. Cela n'a pas été sans mal, le chiffre a eu du mal à décoller. Au bout de 6 mois, nous commencions à apercevoir les fruits de notre travail. Ce n'est pas facile de regagner la confiance des clients. Il faut y croire et se battre tous les jours surtout en cette période un peu morose. Aujourd'hui, nous avons atteint nos objectifs mais l'on pense toujours que l'on peut faire mieux, il ne faut pas tomber dans une routine, il faut toujours se remettre en cause, il faut toujours innover…

TLF: Quelles actions menez-vous pour développer votre C.A et vos clients ?

E.L. : Nous avons la chance d'avoir un bon service marketing, ce qui nous permet d'avoir des actions marketing tout au long de l'année avec de bonnes PLV, des encarts publicitaires, des spots radios, des flyers. Nous bénéficions également d'actions promotionnelles dont les clients sont très friands surtout en cette période de crise. Ensuite, nous avons également donné beaucoup d'énergie pour trouver de nouveaux contrats. Il y a 2 ans nous avons démarché une centrale nucléaire pour aller vendre des sandwichs. Ce qui nous a permis entre autre de développer considérablement notre chiffre d'affaires, et pour le coup d'être plus sereins quant au lendemain. Ensuite, au-delà des actions, il faut y croire et s'impliquer personnellement. Notre réussite est également due à l'implication de notre équipe. Sans elle, nous n'aurions pas réalisé cela. D'ailleurs je pense que la fonction la plus dure dans notre métier comme dans tous les métiers est le management, gérer les gens, leur caractère. Mais aujourd'hui, je peux dire que nous avons une bonne équipe, nous avons confiance en eux. D'ailleurs, nous trouvons que cela va beaucoup mieux depuis qu'on leur donne cette confiance, qu'on les laisse prendre des initiatives. Il y a une bonne dynamique, ce qui nous permet de prendre du recul et d'appréhender les choses différemment. C'est très important pour les clients de sentir une solidarité entre nous, de se sentir bien en entrant dans le magasin, c'est une clé du développement du chiffre d'affaires. C'est le slogan de la Mie Câline, "une ambiance délicieusement sympa".

TLF: Avec le recul, le concept est il bien positionné et bien justifié sur votre marché ?
 
E.L. : Je pense que notre concept est bien positionné et bien justifié. Nous sommes dans l'air du temps, nous proposons des produits de qualité à des prix attractifs. Il est vrai que les concurrents sont nombreux. Nous ne sommes pas les seuls à proposer ce genre de produits mais je pense qu'on se démarque bien. Nous essayons de toucher toute la population (population active, retraités, les enfants, les ados). Et au-delà des produits, La Mie Câline véhicule une image sympa, et aujourd'hui nous sommes tous à la quête d'un petit bonheur, si minime soit-il pour tenter d'effacer la grisaille du quotidien.

TLF: L'analyse que vous avez menée avant de rejoindre votre franchiseur corrobore-t-elle avec votre vécu sur le terrain ?

E.L. : Effectivement, ce que nous vivons à l'heure actuelle, c'est ce à quoi nous nous attendions. Nous savions qu'il fallait s'investir à fond, c'est ce que nous avons fait. Il est vrai que lors de moments de doutes, on se dit quelquefois "je ne pensais pas que c'était aussi dur", "est ce que les résultats sont à la hauteur de notre investissement ?". Mais l'optimisme revient au galop et l'on se dit en réfléchissant : j'en vis bien et j'y vis bien. La seul chose qui a peut être été un peu plus difficile est de concilier la vie professionnelle et la vie personnelle. Je me disais, cela doit être sympa d'habiter sur son lieu de travail mais en fait avec le recul, je suis bien contente aujourd'hui d'avoir déménagé. Il y a une vraie coupure et je pense que pour pouvoir constater les failles de notre entreprise, cette coupure est nécessaire.

TLF: Auriez vous pu mener à bien votre activité si vous aviez du la créer seul ?

E.L. :
C'est une question un peu délicate, je n'ai pas de réponse claire. Ce qui est sûr c'est que le soutien de franchiseur à tous les niveaux nous a vraiment aidés. Honnêtement, je pense que nous étions jeunes, donc peut être moins crédibles et que nous aurions eu du mal à nous lancer sans l'aide d'un franchiseur. J'avais pour ma part très peu d'expérience, pas de recul, tout à apprendre tant sur le management que sur le métier en lui même. Par contre, je pense que l’on aurait eu la même persévérance, le même dynamisme. Avec notre franchiseur, nous nous sentons protégés, cela fait 4 ans que l'on apprend tous les jours. Cela nous a endurcis quelque part. Sans l'aide du franchiseur, nous aurions été beaucoup plus sensibles sans doute. Maintenant, c'est différent, nous ne savons pas encore si un jour on créera quelque chose seuls, mais ce qui est sûr c'est que l'on remerciera jamais assez la franchise La Mie Câline de nous avoir accordé sa confiance. Je pense que c'est une de leur force : faire confiance à des jeunes. Aujourd'hui, nous nous sentons plus forts, nous nous servirons toujours de ces acquis pour de futurs projets professionnels.

TLF: Si c'était à refaire, signeriez-vous à nouveau avec votre franchiseur ?

E.L. : Bien sûr que l'on signerait à nouveau avec notre franchiseur, on en vit bien, on y vit bien, le contrat est bien rempli, non ?

TLF: quels conseils donneriez-vous à tous les candidats intéressés par votre enseigne ?

E.L. : Comme conseil, je pourrais dire qu'il faut vouloir faire ce métier à 200%, qu'il faut s'investir à 200%, qu'il faut accepter la franchise, qu'il faut faire confiance aussi bien au franchiseur qu'aux salariés, et surtout qu'il faut y aller car quand on nous offre une chance comme celle-ci, il ne faut pas la laisser passer !

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