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Interview de "Yannick Decker"


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ARTEZIA RECOUVREMENT
Yannick Decker
Responsable franchisé du cabinet Artezia de Montmélian
- Date de création :
2003

- Date de lancement de la franchise :
2003

- Nombre d'implantations : 15


Toute la franchise : Pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre parcours ?
Yannick Decker : Je m’appelle Yannick Decker. Je suis originaire de Moselle où s’est déroulée une grande partie de ma scolarité. En septembre 2002, à l’issue des classes préparatoires aux grandes écoles, j’ai intégré l’ISTG à Grenoble afin d’y suivre une formation d’ingénieur géotechnicien. Je suis entré chez Artezia trois ans plus tard. J’ai aujourd’hui 29 ans et dirige le Cabinet Artezia Alpes Dauphiné (6 salariés, 240 000 € de CA ).

T.L.F : Comment êtes-vous entré en relation avec le réseau Artezia Recouvrement ?
Y.D. : Les choses se sont faites par hasard. Un franchisé Artezia installé en Isère était à la recherche d’un commercial pour développer son affaire. C’était en 2005. J’avais alors 23 ans, venais de terminer mes études et n’étais pas certain de vouloir faire carrière en géotechnique - un domaine où l’offre d’emploi est assez confidentielle. Un métier, comme le recouvrement, qui permet d’entrer en contact avec des entreprises de taille différente, de la très petite entreprise à la PME, ainsi que la dimension juridique de l’activité, me convenaient assez bien.

Etant plutôt d’un tempérament à aller au bout des choses, je m’y suis investi et y ai progressivement pris des responsabilités jusqu’à celle du cabinet, en septembre 2009. Ainsi, quand mon patron a décidé, en 2010, de céder son activité, je me suis tout naturellement placé sur les rangs des candidats possibles à la reprise.

T.L.F : Comment votre projet a-t-il été accueilli par votre franchiseur ?
Y.D. : Artezia n’avait pas pensé à un type de profil comme le mien. Ils étaient, évidemment, naturellement plutôt orientés vers des candidats à la création ou la reprise de franchises venus de l’extérieur. Le fait qu’un salarié du réseau propose de racheter une franchise n’avait jamais été vu, qui plus est de l’un des plus gros cabinets du réseau (qui couvre l’Isère et les deux Savoie). D’un autre côté, le fait que je connaisse déjà le métier, la façon de travailler de l’enseigne, ses outils, était pour eux rassurant.

Donc, sans spécialement chercher à favoriser ma candidature, ils ont étudié ma proposition, en élargissant de ce fait leurs critères à d’autres aspects que la seule dimension financière. Aujourd’hui, ils ont intégré le fait qu’une partie de leur potentiel de développement pouvait exister au sein du réseau.

T.L.F : Avez-vous été aidé dans la définition de votre projet de reprise ?
Y.D. : Pas particulièrement. Il s’est trouvé que je souhaitais reprendre l’ensemble de l’activité pour laquelle je travaillais jusqu’alors, sur trois départements. Artezia a étudié mon dossier en tant que tel. Chaque franchisé est libre de se développer à son rythme, avec des moyens humains variables. On nous préconise juste un minimum d’un ou deux salariés par département, dont un commercial.

T.L.F : Avez-vous bénéficié d’une formation ?
Y.D. : Oui, bien sûr. La formation initiale est obligatoire et, je le souligne, très précieuse. Elle est aussi très intensive et demande beaucoup d’attention de la part du candidat. Le recouvrement de créances est un métier qui comporte beaucoup d’aspects juridiques et comptables, qui requièrent rigueur et précision. On n’a pas droit à l’erreur.

Cette formation se déroule au siège, à Anglet à côté de Biarritz, sur quinze jours. J’ai pu la concentrer sur une semaine, du fait que je connaissais déjà un certain nombre d’aspects du fonctionnement de l’enseigne, ses produits en particulier. En revanche, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les volets management, ressources humaines, outils de gestion, comptabilité,… relatifs à la vie du cabinet.

T.L.F : Vos premiers pas ont-ils été suivis de manière particulière ?
Y.D. : Durant le premier mois, les échanges ont été nombreux, que ce soit avec le franchiseur lui-même, son animateur de réseau, sa juriste. Il se trouve aussi que le siège d’Artezia a une vue sur l’activité de chaque cabinet grâce au logiciel de recouvrement et de gestion installé dans chacun d’eux. En cas de difficulté, il leur est donc facile d’intervenir.

T.L.F : Comment se décline la vie du réseau ? Correspond-elle à vos attentes ?
Y.D. : Nous avons une convention annuelle, qui se déroule généralement au siège de l’enseigne. La prochaine aura lieu en mars 2012. C’est un moment très convivial, où nous faisons un point sur l’évolution de la loi, échangeons sur nos pratiques. En dehors de ce rendez-vous annuel, il n’y a pas d’autres temps d’animation programmé. Nous avons les coordonnées les uns des autres et n’hésitons pas à nous appeler ou à nous rencontrer quand le besoin se présente. Cela dit, il manque des temps d’échanges sur les difficultés, les erreurs, les questions auxquelles chacun fait face de son côté.

Le recrutement, les contrats, les secteurs d’activité sur lesquels Artezia est présent sont des sujets sur lesquels nous aurions beaucoup à partager. Connaître les bons clients, faire valoir les références commerciales du réseau auprès de sa propre clientèle, développer des contrats avec des groupes nationaux, présents en région, ce qui permettrait aux nouveaux franchisés de démarrer plus facilement leur activité, etc. Les sujets sur lesquels nous pourrions échanger sont nombreux. Mais je pense que notre franchiseur a d’abord l’objectif d’étoffer ses agences sur toute la France (une quinzaine de franchisés en octobre 2011 couvrant 24 départements). Ensuite, il se préoccupera probablement de développer une animation de réseau.

T.L.F : Comment évolue votre activité ?
Y.D. : Elle progresse, sensiblement, avec régularité. Actuellement, mon chiffre d’affaires connaît une évolution à deux chiffres. Le recouvrement est une activité relativement stable, sans saisonnalité ni à-coup. Elle connaît deux sources de revenus, les abonnements qui se renouvellent chaque année et s’ajoutent aux nouveaux contrats, et les honoraires sur les créances. D’un cabinet à l’autre, l’activité peut être très différente, selon les choix du dirigeant : développer un gros chiffre d’affaires et disposer pour ce faire d’une équipe commerciale importante, ou moins miser sur le développement et dégager plus de résultats.

Pour ma part, j’ai opté pour un positionnement intermédiaire : je suis seul à assurer le commercial pour les trois départements, mais je me suis entouré de quatre agents de recouvrement, d’une assistante commerciale et d’une téléprospectrice. Mon résultat est légèrement positif, mais je me rémunère correctement.

T.L.F : Que vous apporte précisément le fait de travailler pour une enseigne de franchise ?
Y.D. : Je crois déjà qu’Artezia est la seule franchise dans le domaine du recouvrement de créances. Nous mettons cette spécificité en avant dans nos relations commerciales, en arguant du fait que nous bénéficions à la fois de la force d’un réseau tout en offrant un service de proximité. Je suis, par exemple, au fait des particularités des activités touristiques de montagne. En Vendée, mes collègues seront plus pertinents dans les métiers de l’agroalimentaire.

Je vois aussi un deuxième gros avantage à travailler pour Artezia : son logiciel. J’ai pu tester les logiciels de recouvrement proposés dans le commerce et généralement utilisés par nos concurrents. Ce n’est vraiment pas la même chose. Le logiciel développé par Artezia est très complet, que ce soit sur le volet gestion des comptes clients, sur les outils de gestion du cabinet, ses tableaux de bord,… C’est vraiment là que réside la force d’Artezia. Avant de décider de reprendre l’agence pour laquelle je travaillais, j’ai réfléchi. Entre travailler seul et payer des royalties, j’ai opté pour la seconde solution, pour cette raison. Qui plus est, les services du siège assurent pour nous une veille juridique permanente. Sitôt qu’un nouveau texte paraît, notre logiciel est actualisé. De la même manière, le back office se nourrit des expériences, des remarques que nous lui faisons remonter.

Ainsi, nous bénéficions de trois types d’actualisations, juridiques, techniques et commerciales. Nos données sont aussi sauvegardées tous les jours. Enfin, nous tirons parti de contrats de groupe pour des aspects obligatoires de l’activité tels que la responsabilité civile professionnelle.

T.L.F : Quels conseils donneriez-vous à un nouveau candidat à la franchise ?
Y.D. : De démarrer doucement, de ne pas embaucher sans avoir décroché ses premiers contrats. Dans un premier temps, de prendre appui sur un téléprospecteur et de traiter soi-même les créances. Puis, si le volume de créances atteint les 100 000 euros, alors commencer à envisager de recruter un agent de recouvrement.

En ce qui concerne la formation initiale, au siège de l’enseigne, je conseille vivement d’y être très assidu, attentif. De bien suivre le détail des procédures du logiciel. Ensuite, de bien savoir vers quel modèle économique on souhaite évoluer, à six mois, un an,… et dimensionner son activité en conséquence.

Nathalie, Toute la Franchise©

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