Toute la franchise : Quel est votre parcours ?
Isabelle TWEDT : Après avoir mené une carrière de directrice administrative et financière, j’ai souhaité me mettre à mon compte. J’ai, il y a 13 ans maintenant, rejoint le réseau Wallstreet institut comme franchisée et ouvert un site sur Lille. Par la suite, j’ai réalisé deux autres ouvertures sur les villes de Valenciennes et Dunkerque. Puis, il y a quelques années, j’ai eu envie de diversifier mon activité et me suis tournée vers Stores de France.
T.L.F : Comment êtes-vous entrée en contact avec Stores de France ?
I.T. : Je suis entrée en contact avec Stores de France par mon cousin, qui est le fondateur de l’enseigne. Mon mari, d’origine américaine, est lui aussi franchisé, au sein du réseau Pizza hut. A nous deux, nous avions donc à la fois une expérience de la franchise et une bonne vision de ce qu’elle pouvait être dans sa diversité.
T.L.F : Qu’est-ce qui vous a conduite à choisir Stores de France ?
I.T. : Je n’ai guère hésité à me tourner vers l’enseigne Stores de France parce que, depuis quelques années, je le vois réussir dans son activité. Il m’a accompagné dans mes principales démarches, qui n’étaient, grâce à mon expérience professionnelle, pas très compliquées à accomplir.
T.L.F : Avez-vous consulté d’autres enseignes au préalable ?
I.T. : Je n’ai pas cherché à prendre de contact avec des structures concurrentes car ma motivation était juste de trouver une deuxième activité. Et le concept développé par Stores de France me paraissait suffisamment convaincant.
T.L.F : Sur quels services vous appuyez-vous depuis le lancement de votre activité ?
I.T. : Depuis 2010 où j’ai démarré l’activité, je reçois régulièrement des visites de mon cousin, qui s’assure que tout se déroule pour le mieux.
T.L.F : Le sollicitez-vous pour vous accompagner ? Avez-vous le sentiment qu’il répond à vos attentes ?
I.T. : Je suis accompagnée, dans mon activité, pour différents aspects, qui vont des conseils à la vente, de la suggestion de thématiques à décliner dans mes actions publicitaires, etc. Nous avons des rendez-vous téléphoniques réguliers, en plus de ceux que je peux être amenée à solliciter, selon les besoins. Je sais, par exemple, qu’il est utile que je sois, de temps à autre, conseillée sur des aspects d’organisation.
T.L.F : Avez-vous établi des contacts avec d’autres membres du réseau de franchises ?
I.T. : Le réseau Stores de France est encore assez modeste. Nous sommes à ce jour une petite dizaine de franchisés seulement. Ce que je peux dire, c’est que comparé à d’autres enseignes qui recrutent leurs candidats d’abord sur des critères financiers, Stores de France donne sa préférence aux compétences techniques et commerciales, la capacité à investir n’intervenant qu’ensuite.
T.L.F : Avez-vous cependant le sentiment qu’un esprit de réseau est en train de naître ?
I.T. : Stores de France n’en est encore qu’au début de son développement. Avec une petite dizaine de franchisés, on ne peut réellement parler d’esprit réseau. Cela dit, le congrès auquel j’ai participé l’an dernier à Barcelone a été un moment très fort et très riche et je regrette juste que celui de 2011 soit pour l’instant différé.
T.L.F : Avez-vous l’impression que la formation dont vous avez bénéficié au départ vous a permis de démarrer votre activité dans les meilleures conditions ?
I.T. : Pour ma part, j’ai bénéficié d’une formation sur les plans commercial et technique. J’ai notamment appris à prendre des cotes. La formation est suffisante pour démarrer son activité, puis c’est l’expérience acquise peu à peu qui fait que l’on prend confiance en soi.
Personnellement, j’ai aussi choisi d’assister à chacune des poses de stores que j’ai commercialisés. En travaillant ainsi en doublon avec les équipes de poseurs, j’ai vraiment beaucoup appris. J’ajoute à cela le fait que le fait de travailler aussi avec des fournisseurs sélectionnés contribue à la qualité des prestations que l’on assure. Sans doute aussi qu’une sélection s’applique dès le recrutement du candidat à la franchise, entre ceux qui sentent qu’ils trouveront leur place dans une telle activité, et ceux qui ne s’y projettent pas.
T.L.F : Avez-vous atteint les objectifs que vous vous étiez fixés au départ ?
I.T. : Je n’ai pas atteint les objectifs en termes de chiffre d’affaires que je m’étais fixés pour ma première année d’activité, mais je suis très contente de mon résultat. Stores de France est une activité très rentable.
T.L.F : Comment vous y prenez-vous pour développer votre activité ?
I.T. : Chaque franchisé prend les initiatives qui lui semblent bonnes en fonction de son environnement. Chacun de nous est très visible sur les pages jaunes. Ensuite, ce sont les publicités dans les journaux locaux, les prises de contact par téléphone qui font le reste. Pour ma part, je m’adresse beaucoup aux institutionnels pour l’instant, et ça se passe plutôt bien. Je décroche des rendez-vous qui me permettent de présenter plus en détail la gamme de nos produits.
T.L.F : Avez-vous l’impression que votre enseigne est pertinente sur son marché ? Vous seriez-vous vu faire, de vous-même, la même chose ?
I.T. : Je pense que s’il avait fallu que je crée moi-même une activité, je n’aurais pas eu une aussi bonne idée. Je pars du principe que si quelqu’un a déjà éprouvé un concept et qu’il tourne bien, il me semble difficile de faire mieux, qui plus est quand on n’est pas issu du même secteur d’activité. Même si l’enseigne est récente, Stores de France sonne comme une marque connu à l’oreille des prospects. Cela ouvre beaucoup des portes.
T.L.F : Quels conseils donneriez-vous à de futurs candidats à la franchise ?
I.T. : Choisir de devenir franchisé comporte à la fois des avantages et des inconvénients. Les premières contraintes sont déjà financières. Qui plus est, on ne sait pas sur qui l’on va tomber. Je conseille donc tout d’abord de bien se demander si l’on est fait pour ce métier, pour ce genre de relation à un franchiseur.
Ensuite, il faut absolument prendre le temps de rencontrer d’autres franchisés, qui sont déjà en activité. S’il n’y en a pas, parce l’enseigne est toute récente, alors il faut essayer de glaner le plus d’informations possibles sur son dirigeant, car sa personnalité dictera beaucoup de choses de la relation à ses franchisés. Il faut aussi s’appliquer à bâtir un bon business plan, le confronter aux franchisés.
Puis ne pas chercher à faire autre chose que ce que vous conseille votre franchiseur. Il a développé un modèle, l’a mis à l’épreuve. On peut donc lui faire confiance. Enfin, il est bon de se souvenir qu’un contrat de franchise est à durée déterminée. A date échéance, si le franchiseur ne souhaite pas renouveler le contrat, on peut du jour au lendemain se retrouver à la rue, se voir dépossédé de tout un travail de terrain patiemment mené pendant des années.
Les relations entre franchiseurs et franchisés ne sont donc pas toujours simples. C’est pourquoi je conseille de prendre le maximum de précautions avant de se lancer.
Nathalie Brichler, Toute La Franchise©
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